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Comment préparer un marathon lorsque l’on travaille à plein temps : organisation, astuces et compromis

Comment préparer un marathon lorsque l’on travaille à plein temps : organisation, astuces et compromis

Comment préparer un marathon lorsque l’on travaille à plein temps : organisation, astuces et compromis

Préparer un marathon avec un travail à plein temps : c’est possible

Je le vois chaque année : la plupart des marathoniens amateurs ont un emploi à temps plein, une famille, des obligations sociales. Préparer un marathon lorsque l’on travaille à plein temps n’est pas réservé à une élite ultra-organisée. C’est une question d’anticipation, de priorités… et de compromis assumés.

Dans cet article, je partage une approche réaliste de la préparation marathon avec un agenda professionnel chargé. Organisation des semaines, gestion de la fatigue, astuces pour gagner du temps, choix des séances clés, exemples de journées types : je passe en revue tout ce qui permet de concilier marathon et travail à plein temps sans exploser en vol.

Fixer un objectif marathon réaliste quand on travaille beaucoup

Avant de parler de planning d’entraînement, je commence toujours par cette question : quel est votre objectif marathon réaliste compte tenu de votre charge de travail et de votre vie personnelle ? Viser 3h au marathon quand on travaille 50 heures par semaine et qu’on a de jeunes enfants n’implique pas la même préparation qu’un simple objectif de finir.

Personnellement, lorsque je prépare un marathon sur une période très chargée professionnellement, je m’appuie sur quelques repères simples :

Préparer un marathon en travaillant à plein temps, c’est accepter que le temps disponible dicte l’ambition. Je préfère voir un coureur finir son marathon debout, lucide, fier, plutôt que cramé à 30 km parce qu’il a tenté un plan pensé pour un athlète quasi professionnel.

Organisation de la semaine : structurer un planning d’entraînement marathon réaliste

Pour bien préparer un marathon quand on travaille à plein temps, je recommande de raisonner en semaine type. C’est cette structure qui crée la régularité, plus importante qu’une séance isolée parfaite.

Sur 4 séances par semaine, un schéma efficace ressemble souvent à ceci :

Quand mon agenda est particulièrement chargé, je ne cherche pas à tout faire. Je priorise systématiquement :

Si une semaine déborde, je supprime d’abord un footing facile plutôt qu’une séance clé. L’objectif est de garder la structure du plan tout en respectant les contraintes du travail à plein temps.

Courir le matin, le soir ou entre midi et deux : trouver son créneau

L’un des plus grands leviers pour préparer un marathon malgré un travail chargé, c’est le choix des créneaux d’entraînement. Je vois trois options principales, chacune avec ses avantages et ses limites.

Courir tôt le matin avant le travail

Courir à jeun ou quasi, dans le calme, avant que les mails et les réunions ne s’enchaînent : pour beaucoup de salariés, c’est la meilleure solution.

Les séances matinales sont parfaites pour les footings d’endurance fondamentale et certaines séances à allure marathon. En revanche, quand je manque de sommeil, j’évite les séances très intenses à 6h du matin, car la qualité en pâtit.

Courir le soir après le travail

C’est souvent le créneau préféré des personnes qui ne sont pas du matin. La journée est derrière soi, on peut se libérer la tête en courant.

Pour ma part, je place volontiers les séances de fractionné ou de seuil en fin de journée, lorsque j’ai pu m’alimenter correctement et que mon corps est bien réveillé. En revanche, je prévois toujours un plan B si une réunion déborde : transformer la séance en footing plus court, ou la déplacer.

Courir entre midi et deux : optimiser la pause déjeuner

Beaucoup de salariés en entreprise utilisent la pause déjeuner pour s’entraîner. Avec un vestiaire ou une douche au bureau, c’est une mine d’or pour préparer un marathon.

Lorsque j’adopte ce format, je prévois des repas simples et transportables (salades complètes, sandwichs équilibrés, plats maison réchauffables) et je bois beaucoup d’eau l’après-midi pour compenser la transpiration.

Gérer la fatigue et éviter le surentraînement avec un emploi à temps plein

Travailler à plein temps et préparer un marathon, ce n’est pas simplement additionner des heures de bureau et des kilomètres. Le stress professionnel pèse sur l’organisme. Le corps ne fait pas la différence entre une séance de fractionné trop intense et une semaine de réunions sous tension.

Je surveille donc quelques signaux-clés pendant toute la préparation marathon :

Si ces signaux se cumulent, je n’hésite pas à alléger le plan d’entraînement :

Préparer un marathon en travaillant, c’est accepter que la réalité dicte parfois le programme. Un plan d’entraînement marathon n’est pas un carcan, c’est un cadre adaptable.

Optimiser les sorties longues le week-end

Dans la préparation d’un marathon, la sortie longue du week-end est souvent non négociable. C’est elle qui habitue le corps (et la tête) à rester en mouvement pendant 2 h, 2 h 30 ou plus.

Quand j’ai un travail à plein temps, j’organise mon week-end autour de cette séance :

Pour gagner en efficacité, j’intègre souvent des séquences à allure marathon dans la sortie longue. Par exemple : 1h facile + 3 × 15 minutes à allure marathon + retour au calme. Ainsi, même avec un volume hebdomadaire limité par le travail, je développe mon endurance spécifique.

Utiliser les “minutes perdues” de la journée

Préparer un marathon lorsqu’on travaille à plein temps, ce n’est pas seulement caser les entraînements. C’est aussi optimiser tout ce qui tourne autour : préparation du matériel, nutrition, récupération.

J’essaie d’exploiter les moments creux :

Ce sont ces détails qui, cumulés, rendent la préparation marathon plus fluide, malgré un emploi du temps déjà chargé.

Accepter les compromis et s’autoriser la flexibilité

Je le rappelle souvent aux coureurs que j’interviewe : un marathon réussi, ce n’est pas un plan d’entraînement exécuté à 100 %, sans jamais dévier. C’est au contraire un équilibre subtil entre l’objectif sportif et la vie réelle.

Quand on prépare un marathon en travaillant à plein temps, il faut accepter :

Ce ne sont pas des échecs. Ce sont des ajustements intelligents. Le corps ne progresse pas uniquement grâce à l’entraînement, mais aussi grâce à la récupération, au sommeil, à la gestion du stress.

Mot de la fin : faire du marathon un projet de vie, pas une charge supplémentaire

Préparer un marathon lorsque l’on travaille à plein temps, c’est en réalité bien plus qu’une simple organisation de planning. C’est une manière de structurer ses journées, de mieux se connaître, de clarifier ses priorités. En adaptant le plan d’entraînement à la réalité du travail, plutôt que l’inverse, on augmente ses chances d’arriver sur la ligne de départ en forme, motivé, et surtout disponible mentalement.

Je suis convaincu qu’avec 3 à 4 séances bien choisies, une bonne hygiène de vie et quelques ajustements intelligents dans la semaine, un salarié ou une salariée peut vivre une très belle expérience marathon. Pas forcément avec un chrono “parfait”, mais avec un sentiment d’accomplissement profond, loin de toute frustration.

Au fond, concilier marathon et travail à temps plein, c’est apprendre à faire de la place, jour après jour, à ce projet sportif qui nous tient à cœur, sans sacrifier le reste. Et c’est souvent là que l’aventure devient la plus riche.

Adam

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